l'hermione ...suite

Il faut qu’un bateau, ça navigue » : deux frères bretons ont déposé une offre de reprise pour l’Hermione

Par Frédéric Jacq

Le 26 janvier 2026 à 16h37
Le tribunal de commerce de La Rochelle va statuer sur le sort de l’Hermione, ce mercredi. Parmi les offres de reprise, celle de deux frères du clan Jaouen, de Kerlouan (29), dont le financement n’est pas acquis.

L’Hermione, dans la rade de Brest, lors des Fêtes maritimes de 2016.
L’avenir de l’Hermione va se jouer ce mercredi 28 janvier 2026, au tribunal de commerce de La Rochelle. Confrontée à de très coûteux travaux dus à des champignons, l’association Hermione-La Fayette a été placée en redressement judiciaire. La réplique d’une frégate du XVIIIe siècle, basée à Rochefort, est actuellement en cale sèche, à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). On saura, ce mercredi, si la période de redressement se poursuit ou si une liquidation judiciaire est décidée. Le tribunal pourrait se prononcer, aussi, sur deux offres de reprise (*).

L’une d’elles émane de Tugdual Jaouen, épaulé par l’un de ses frères, Kenan. Pas des inconnus : ils sont issus d’une fratrie de neuf frères, petits-fils d’amiral, et petits-neveux du Père Jaouen, qui faisait naviguer des jeunes au ban de la société. Le clan a ses attaches à Kerlouan (29).

Leur projet ? « Il faut qu’un bateau, ça navigue. On ne peut pas se permettre de rester pendant des mois et des mois à Rochefort », assure Kenan Jaouen. Les deux hommes connaissent très bien l’Hermione. Kenan en est devenu le second capitaine, tandis que Tugdual y a été observateur pour, éventuellement, servir de doublure au commandant.

Côté finances, les deux frères n’arrivent qu’avec un euro symbolique… Mais ils ont une idée, pour poursuivre l’aventure. « On cherche trois millions de membres qui donneraient chacun 2 euros. Cette cotisation à l’association permettrait de visiter l’Hermione autant de fois qu’on veut dans l’année et de s’inscrire pour les navigations », détaille Kenan Jaouen.

Pour tenter de convaincre le tribunal, une pétition a été lancée : « Il faut plus le voir comme un moyen rapide de compter le nombre de personnes qui pourraient être intéressées par le projet. En une semaine, on a dépassé les 1 700 signatures, seulement par le bouche-à-oreille ». Les deux frères espèrent, en complément, que les ventes de la boutique, les visites, les privatisations et l’arrivée de mécènes permettent de boucler les travaux et de faire voguer le bateau…

  • Une deuxième offre est portée par plusieurs gabiers, dont Antoine Dossmann, Nicolas Chambon et Grégoire Lecalot, journaliste à France Info.
L'équipage
9h

Pourquoi ouvrir un nouveau fil en répétant de qui a été dit récemment dans celui en cours et en oubliant de parler du CIM ? Attendons la décision du tribunal qui statuera demain !!!
www.hisse-et-oh.com[...]cenat-2