Quel bateau choisir pour un tour du monde ?
Bonjour à tous,
J’ai le projet de faire un tour du monde à horizon 4 ou 5 ans. Mais sur quel bateau partir ? Quillard polyester ? Dériveur intégral alu ? Vieux ketch acier ? Tout est une question de programme et de budget vous allez me dire. Alors le programme ce serait de partir avec un ou deux équipiers max, pour des destinations classiques (Caraïbes, Polynésie, Indo, Méditerranée...), rien d’engagé de type polaire ou mers du Sud... Concernant le budget j’aurais 50k€ à mettre tout de suite et je pourrais rajouter du matos (électronique, moteur...) au cours des prochaines années pour 20-30k€. Donc dans ce budget, que privilégier ? La taille ? Quelle taille minimum d’ailleurs ? 35 ? 40 ? La robustesse ? Vaut-il mieux acheter une bonne base un peu vieille à retaper ou un bateau plus récent de milieu de gamme qui navigue tout de suite ? J'aurais d'ailleurs besoin de me faire les dents sur des croisières un peu conséquentes d'ici là car je ne navigue pour l'instant que sur mon First 211 en Manche-Atlantique...
Beaucoup de questions ! Merci pour vos conseils !
Le bateau qui vous conviendra c'est celui que vous pourrez financer VRAIMENT
en ne rêvant pas d'un budget théorique mais d'un budget réel détaillé correspondant à votre projet qui doit être chiffré correctement. Sur HeO et sur Internet vous pouvez trouver des chiffrages vécus.
Et vu que vous avez une bonne expérience de la navigation, vous n'avez besoin de personne pour déterminer ce qu'il vous faut selon VOTRE programme et je l'espère pour vous, vous êtes capable de faire la différence entre ce qui est essentiel pour pouvoir naviguer en sécurité et ce qui est du superflu. A distinguer de la redondance pour la sécurité.
A noter que quand vous retapez un bateau vous ne naviguez pas. Il faut choisir.
Merci. Petite clarification peut-être : les 50+30 c'est 100% pour le bateau. Pour le reste (dépenses du quotidien en voyage, maintien du train de vie "de la base" en métropole...) c'est sous contrôle.
Bateau en fibre: peu d'entretien, attention à la jonction de quille et au gréement (cadenes compris).
Bateau alu: bon rapport poids/résistance, mais très cher. Peu d'entretien mais vigilance constante dur l'électricité et les fonds.
Bateau acier: peu cher mais chantier complet pour inspection/réfection de l'intérieur de la coque obligatoire (plusieurs centaines d'heures de taf) avant de partir loin et longtemps. Par contre si toute la rouille est traitée alors ensemble très solide.
Vôtre budget permet d'envisager un peu tout, et comme il n'y a pas de "meilleur" modèle, le mieux est sans doute de prendre le temps de visiter un max de bateau pour se faire l'oeil, et de prendre celui du coup de coeur.
Dans tous les cas pour une prépa grand voyage sur un bateau fraîchement acheté il faudra prévoir une mise à sec de plusieurs semaines (mais ça peut constituer les premiers temps du voyage. Habiter sur le bateau au chantier permet de vite se mettre dans le bain. On a toutes nos journées pour avancer vite car on veut bouger, et à la mise à l'eau la recompense n'est que plus grande!)
pour finir sur votre budget mieux vaut prévoir large pour les travaux comme ça si ça coûte moins c'est une bonne surprise, et on se lance pas dans de l'impossible.
Je pense que grosso-modo 40k à l'achat, puis 10-20k pour la prépa et le reste en réserve vous donnera assez de gras pour pouvoir partir serein.
Le plus important à mon avis est de se ménager du temps (beaucoup) pour bricoler et découvrir le bateau de fond en comble.
En voyage il n'est pas bon d'être un plaisancier dépendant d'un pro pour tout et rien ;)
Dans le choix il y a l'éternel problème du petit tirant d'eau (DI, DL cata) indispensable ou non selon que l'on veut faire du rase cailloux, remonter haut en rivière ou échouer carénage loin de tout. On peut certes naviguer sur un bateau à l'échantillonnage type location mais sans verser dans l'excès une coque plus solide c'est peut être mieux.
A noter le gros problème du moteur équipant le bateau, source inépuisable de soucis
et l'annexe mise à rude épreuve. Ne pas sous estimer l'investissement total de tout ce qui est sécurité au sens large et dont une bonne partie est obligatoire. Et la recherche du confort maison fait aussi monter la note (cf déssalinisateur par exemple).
L'entretien obligatoire régulier d'une coque est une grosse servitude et varie selon le matériau choisi. Pour la longueur il faut tenir compte des finances, du volume et du poids nécessaires au niveau d'autonomie que vous jugez nécessaire, les formes de coques supportant plus ou moins une éventuelle surcharge selon le creux.
Il y a une quinzaine d'années, dans les revues nautiques le voilier TDM sérieux et abordable était "le bulle de soleil" surtout les quelques modèles en alu. Maintenant, il s'appelle Chatam 33.
Et maintenant il n'y a plus une sorte d'unanimité des coques métalliques sauf si on prévoit d'aller aux régions polaires.
Quand on regarde les constructions blue water sailboat des anglo-saxons, il y a beaucoup de voilier GRP, lourds et costaud, mais lents aussi.
www.amazon.com[...]9837722
Dommage que nous n'ayons pas une version Europe de ce bouquin.
Hello ,
Dans ce budget tu as du choix , c est un bon point .
Dans les valeurs sûres, tu as les surprise, sans-gêne, sunlegend par exemple .
Ou plus récent, un sun odyssey 35.
Plus petit mais plus ergonomique .
Les oceanis 350/390 ont fait leurs preuves aussi .
Pour du voyage entre les 2 tropiques , 95 % des voyageurs font le choix du plastique . C est costaud , simple à réparer.
Ensuite, tu as les vieux coffres-forts en acier , moins ludiques à la voile , mais moins chers à l achat. Ils ont en en revanche été souvent bricoles à n en plus finir .
Les points essentiels qu importe la monture :
Un bon moulin , un bon pilote , un étai largable , et 3 ris dans la gv .
Dériveur ou quillard , après les 2 se tiennent .
Et comme pour tout bon marin , l impression d avoir le meilleur bateau du monde sera présente si tu aimes ton bateau et ton aventure !
Enjoyyyy
je pense que les bateau que tu cites, sunrise, sun legend, sun odyssey et océanis sont de très agréables bateaux de vacances ou année sabbatique. Ils sont profonds, remontent bien, ont de nombreuses cabines, sont agréables à barrer... mais ne sont pas destinés au voyage et à la vie longue à bord.
Les quilles rapportées avec boulons de quille fragiles, le safran suspendu à la merci du premier orque venu, le lest profond sur lequel tu ne peux pas te poser, la coque de plastique fin qui ne résistera pas au moindre OFNI...
Une faible stabilité de route, permettant des manœuvres de port aisées, mais des traversées fatigantes pour les pilotes...
Dehors, un cockpit en plein soleil et en plein vent...
A l'intérieur, des couchettes arrières sous le cockpit ou il faut se contorsionner pour remettre les draps et s'y glisser, tout l'espace pris pour la vie à bord laissant des rangements riquiquis, des réservoirs d'eau qui n'autorisent pas la douche, l'impossibilité de stocker autre chose que des camping gaz, un moteur coincé sous la descente ou tu ne peux intervenir qu'en démontant les cloisons...
Des fonds plats ou non seulement tu ne peux rien stocker, mais qui doivent être épongés au moindre litre d'eau pour que ça ne remonte pas au premier roulis...
Et ne parlons pas de l'isolation minimaliste et des vaigrages posés à même le plastique du roof, prêts à se décoller à la première saison des pluies.
Je pense qu'un bateau de voyage et de vie à bord doit répondre à d'autres critères au niveau stockage, stabilité, protection, solidité...
Bonjour,
En 4 ou 5 ans, tu as le temps de te faire ta propre opinion en allant naviguer sur des bateaux différents qui pourraient entrer dans tes critères de budget et de taille.
Il est généralement admis qu'une coque polyester "ancienne" est plus solide et fiable que les derniers modèles très légers... mais hors de ton budget de toute façon !
Pour naviguer entre les deux tropiques, une coque acier ou alu n'est pas nécessaire.
Pour la taille, environ 12m c'est suffisant pour 2 ou 3 personnes en grand voyage.
Quillard avec un TE raisonnable (1,80 m) c'est le moins contraignant.
AMHA bien sûr !
Merci pour tous ces conseils !
Le polyester a l'air de remporter pas mal de suffrages pour un voyage intertropique, ce qui est intéressant car l'alu est très cher. Ca confirme ce que j'avais vu dans le bouquin de Jimmy Cornell "Voyages de Grande Croisière". Il y a une enquête dedans auprès de tourdemondistes et j'ai recensé 43 polyester pour 9 alus et 5 aciers. Mais lui il voyage sur un Garcia en alu (mais bon il va au pôle Nord lui...)
Oceanis 411 modèle 4 cabines GTE et grand mât , on en a vu en Patagonie
Sur celui qu on m avait prêté un mois en corse 700 litres d eau 400 de gazole autonomie électrique frigo freezer, prévoir par contre un safran de secours, les américains font ça très bien, un investissement à ne pas ecarter
Salut , je suis dans la même recherche pour un achat dans 4-5 ans et un départ définitif dans 7 en solitaire . Pour l'instant ma recherche m'amène effectivement plus sur un dériveur intégral alu type atlantis 370 mais bien sur cela peut encore évoluer d'ici là .
J'ai pour l'instant possédé un first 35 ancienne génération , un mini 6.5 et un first class 10 donc que des quillards en plastoque mais pour une vie au long court je pense plutôt chercher un DI capable d'avoir une bonne capacité de charge avec une cabine centrale comme dit ed850 ou il ne faut pas se glisser dans la cabine , un salon de pont pour éviter de vivre dans la cave en permanence et voir ce qu'il se passe en extérieur et une stabilité de route au portant telle que peut amener un DI . Je m'en fous de la vitesse car j'aurais le temps et je privilégie surtout une facilité de manœuvre en solitaire avec un gréement en cotre pour pouvoir réduire facilement et adapter la voile du temps . Et l'alu m'intéresse bien sur pour la solidité si bien sur l'isolation est bien faite .
Reste le problème du budget car c'est vrai que les prix s'envolent dans ce genre de canote et j'espère pouvoir trouver un budget bateau fini de 100000 Euros .
Nico
Un petit point que je ressasse un peu. On a eu un évasion 37 avec un poste de barre intérieur. On ne s'en servait jamais, car pas de visi et besoin de sortir pour la moindre manœuvre. Sur notre CN actuel, le cockpit avec toutes ses manœuvres est protégé et chaud même par grand froid. On peut non seulement barrer et veiller, y prendre nos repas, mais aussi rouler du génois, border ou choquer les voiles en t shirt quel que soit le temps. Le genre malo 50/Trintella/Amel, CN38 ou 48 et d'autres, c'est un cockpit qui est le lieu de vie principal, protégé de tous les temps. Nos cirés ne servent qu'aux arrivées et départs.
Bonjour
Je pense que n'importe quel bateau de série en polyester fera l'affaire en limitant la taille à moins de 40 pieds pour des raisons de cout d'entretien ! Je partirai avec gréement courant dormant et voiles neuves, une sérieuse révision moteur et de tous les éléments sensibles (presse étoupe, bague autolube etc...)
La dessus il faut investir dans un excellent pilote, voir un de secours, bien sur panneaux solaires et un dessalinisateur. Je préfèrerai un bateau faiblement équipé mais bien négocié plutôt qu'un suréquipé d'équipements datant !
Et par les temps qui courent, en fonction des conditions géopolitiques et sanitaires, se limiter dans la taille permet de naviguer dans son bassin de navigation habituel voir de revendre plus facilement en cas de changement de projet!
Je suis quand même surpris de voir l'inflation des tailles de voilier aujourd’hui!
Bonne recherche!
Donc on peut conclure que tout est possible, mais de préférence sans aller jusqu'à n'importe quel bateau de serie GRP, en restant sur un "bon" bateau de série polyester de construction solide quite à être ancien mais en bon état et en retrait coté perf.La bonne question est selon quels critères definir un "bon voilier polyster solide et marin". ·le 20 juil. 2021 10:57
Salut Idc23,
En effet je me demande si je ne vais pas partir sur un polyester de série de taille suffisante (37+) en bon état mais sans trop d'équipement qui me permettrait 1/ de trouver le bateau rapidement 2/ de naviguer tout de suite au long cours (parce qu'avec le First 21, que j'adore, je suis quand même limité même si je l'ai armé en semi-hauturier) 3/ d'être prêt à partir si les choses s'accélèrent. Je rêve d'un DI alu mais ce sera peut-être une prochaine étape. D'ailleurs c'est plus le côté DI que le côté alu qui m'attire. La sécurité c'est bien mais on peut peut-être se couvrir avec un safran de secours ? (bon il faut qu'il soit facile à changer). D'ailleurs une nouvelle question : existe-t'il des DI polyester fiables ?
Merci !
Je rejoins Cromagnon et ED : pour moi, l'autonomie prime sur bien des choses.
Capacité de charge en nourriture, très nombreuses pièces de rechange et outils (je n'irai cependant pas jusqu'au safran ni le vit de mulet de rechange), 12 pare-battages + 2 énormes bouées, 10 amarres + une remorque + 2 sangles 5 Tonnes, 3 ancres, drisses et écoutes en rab. etc...
Eau pour un mois, voire le double en se privant de douche, GO pour plus de 150 heures moteur, gaz pour 6 mois (que je regrette de ne pouvoir stocker une 13 litres !!! seulement des 5,5 litres peu répandues), si on veut éviter de courir les marinas.
Le reste ? naviguer, c'est moins de 5% du temps passé sur le voilier, quand je navigue beaucoup....
à coup sûr, un baluchon !
Partis de France il y a un bon moment nous sommes aux Tuamotus
Depuis notre départ de France nous voyageons de
Conserve avec tous les genres de
Bateaux
Ici aux Tuamotus nous sommes avec
Un armagnac de 1968 il a fait transat et transpac
Le bon bateau est celui que l’on achète et que l’on entretiendra ensuite sans effort pour le budget
Le secret c’est l’entretien
Le programme il s’aménage
Lors de notre séjour aux Bahamas des qillards étaient là il leur suffisait de faire des détours...
Pour notre part nous avons un dériveur lesté alu de 44 pieds c était mon choix au départ, j’avais peur des OFNIS
Mon jugement aujourd’hui les mauvais bateaux sont ceux qui restent au port
Les bons sont ceux qui naviguent
Que ce soit en côtier ou en hauturier
Aujourd’hui je constate que nombre de gens de monocoque sont passé au catamaran hauturier et presque aucun n’ont fait le contraire .... EN France le prix des ports incitent au monocoque...
En voyage nous sommes au mouillage forain ...
Les religions pro et anti existent dans tout les domaines
Faites vous plaisir le temps passe trop vite
Tout a fait d'accord...le bon bateau est celui que vous pouvez entrenir avec vos moyens financiers mais également celui que vous pouvez manœuvrer sans problème physique...je reste interrogatif lorsque je vois des couples ages sur des catas de plus de 50" ? Vaudrait mieux pas que les winches électriques tombent panne...on est à la limite de dangerosité...amicalement Pierre
la GV sur un cata de plus de 45 p devient pas facile a gérer , il faut du très bon matériel , beaucoup qui le peuvent passent du mono au cata pour leurs plus grand bonheur ....
Pour avoir eu un Wauquiez Prétorien dans le passé, très bon voilier, mais quelques inconvénients comme l'absence de jupe, et une cabine arrière petite je peux confirmer que la construction était remarquable intérieur teck, lest plomb,boulon inox, coque creuse (très bien pour le confort à la mer), puisard profond, safran classique (pas de compensation du coup), gréement dormant sécurisant (Pas juste 2 étages de barres de flèches poussantes avec des "inter" repris au 1er étage de barres de flèches, le gréement ne tenant latéralement que par un galhauban...). Dans les 50K du même constructeur et époque, voir peut être côté du Wauquiez Amphora si les perfs ne sont pas une priorité et l'esthétique pas rédhibitoire.
Quelques photos sur le lien suivant.
tyl.io[...]-000eur
A propos du Pretorien je me souviens de cet article :
www.cruisingworld.com[...]lboats/
Ce voilier est depuis longtemps reconnu comme un "capable blue water sailing boat" et les connaisseurs de la marque ajouterons que c'est tout aussi valable pour les Centurions.
Une precision interessante, le chantier Wauquiez peut réaliser un refit de leur propres anciens modèles, pour ceux qui n'ont pas le temps et/ou les connaissances métiers necessaires aux opérations lourdes de refection.
Est-ce que financièrement cela vaut le coup en comparaison d'un voilier plus récent et aussi bien construit, c'est tout un débat. Amha, c'est bon à garder à l'esprit si par hasard on tombe sur une opportunité vraiment intressante de rachat à un proprio honnête qui ne cache pas les points à reprendre sur son unité.
Voir aussi le centurion 36 successeur du prétorien, plus grande cabine arrière. Par contre des bancs "coupés" dans le cockpit... pour le reste ils sont assez proches
celui ci à une jupe
www.annoncesbateau.com[...]797792/
J'ai lu quelque part ???
Les Centurions un peu plus grand : redoutable au prés . Aucune stabilité de route au portant.
Barre dure et donc conso pilote importante .
Ai regardé les photos de celui en vente . Epontille au milieu de carré = rédhibitoire. Teck sous les tropiques = chaud et gros frais si mal entretenu et ancien.
Superbes éviers !!
Pour info, le bloggeur norvegian qui bourlingue en solo sur les mers du nord et atlantique nord, le fait sur un Contessa 35. Il presente son bateau avec les bons points et aussi les défauts :
Suprenant cette construction de mat manchonné à la base et riveté, j'ai vu la même chose sur les Halberg Rassy 31, et je comprend mal à quoi cela sert ...
En fait, toutes les réponses que vous avez ici sont des réponses de vieux radoteurs comme moi et d'autres.
On a tourné autour du monde avec tous les bateaux, plastique, ferraille, ciment, sans aucune électronique, sans météo, sans GPS, frigo ou autre dessalinisateur. Nos feux de route étaient une lampe tempête à pétrole et notre moteur démarrait quelquefois. On reprisait nos voiles régulièrement, avions quelques photocopies de cartes et on vivait bien.
N'ayez pas peur, TOUS les bateaux que vous trouverez sont bien. Ils sont motorisés, ont des voiles en état, des équipements qui vous disent non seulement ou vous êtes, mais aussi ou sont les autres...
Alors, pour choisir un bateau de tour du monde, celui ou vous vous sentez bien, qui vous parle, avec lequel vous allez passer une partie heureuse de votre vie, même s'il n'a pas l'équipement dernier cri dont V&V dit qu'on ne peut s'en passer, eh bien, choisissez le au feeling : ce sera votre bateau, et il sera parfait.
Parfait comme conclusion ! J'ai lu l'histoire d'un marin russe qui avait le tour du monde sur un 6m de sa confection. Il disait la chose suivante : "no GPS, no autopilot, no motor, no woman... no problem !"
En tous cas merci à tous pour vos précieux conseils. J'ai beaucoup plus de questions dans la tête maintenant qu'avant, mais je crois que c'est une bonne chose ! En tous cas ce qui est sûr c'est que je ne vais pas trop traîner pour acheter un plus gros bateau et partir naviguer avec. Et advienne que pourra !
Super communauté !
Ah , la bagarre des anciens et des modernes...
Je n'allume plus mon gps.
J'ai réalisé que ma vhf en a un.
Au moins , elle sert à quelque chose...
Non , pas de querelles entre les anciens et les modernes.Juste des avis différents et je reconnais que je suis en phase avec ED850 .Le GPS c'est simple et magique mais j'aimais bien le sextant.Pareil pour les cartes papier ou numériques. Je pense juste qu'on peut partir avec des bateaux simples sans aucun problème.Les " revues nautiques " nous vantent et nous vendent le dériveur alu pour un tour du monde par les tropiques dans des endroits ou il y a peu de marées.Un OVNI c'est bien à Chausey mais en Corse.... Depuis nôtre voyage , le prix des bateaux d'occase a beaucoup baissé .C'est donc plus facile d'en trouver un.Après chacun choisit l'équipement qui lui parait indispensable.GPS , traceur de cartes ,radar , VHF , pilote , régulateur, guindeau électrique , propulseur d'étrave , station météo ,téléphone satellite ,désalinisateur ,groupe électrogène , frigo , congélo ,télé ... Le plus important c'est l'envie et à mon humble avis ne pas trop faire durer la période de préparation qui peut être fatigante nerveusement.Même si on croit tout prévoir ,il y a toujours des imprévus.
J'ai hâte du jour où je pourrait nous guider au sextan. Le GPS c'est facile, sans doute trop.
C'est tellement moins "noble" que la nav astro...
Et puis faire les droites de hauteur et les points au sextan ça occupe bien nos journée, ça force à regarder les etoiles et à s'y plonger au lieu de passer ses quarts à l'intérieur en yeutant l'écran de l'ais d'un oeil mou.
En ce moment on est en train de faire une grande simplification (que j'appelle fiabilisation)du bateau, on vire tout ce qui nous est pas utile (chargeur de quai, guindeau elec etc..). À chaque ablation mon bateau devien plus simple, plus sein, et plus rassurant.
La course aux gadget c'est des promesses trompeuses ou un moyen de garder sur l'eau des consommateurs vieillissant et aisés qui n'auraient autrement plus les capacités physiques de naviguer comme ils le font. Au lieux de prendre des equipiers et de partager leurs longues et riches expériences, ils peuvent se contenter d'un winch électrique.
Pareil pour les équipements de communication/visualisation. Si pour X raison je ne suis pas en mesure de faire une veille permanente (navigation en solo, simple flemme..) alors il me suffit d'avoir un ais, avec radar et reflecteur pour pouvoir m'en passer, au lieux de m'adapter autrement (quarts actifs, equipage, nuit à la cape etc...)
et pour finir l'iridium, inreach et autres. C'est super pour éviter l'inconfort du sale temps et raccourcir la traversée de quelques jours. Donc dans le fond ça reste un gadget (très) cher et pas vital. Si un jour avant une traversée je ressent le besoin d'avoir un iridium cela voudra dire que je n'ai pas toute confiance dans mon bateau, ou dans mes capacités à mener ma barque. Si je prends un iridium pour me rassurer et partir TouDeSuiteMaintenant alors je met equipage et bateau en danger. Car quand je serais dans la merde c'est pas l'iridium qui me dira quoi faire ou retiendra la cadène de pataras.
En résumé tous les plaisanciers prétendrons que tous leurs gadgets sont là juste pour la facilité et le confort. C'est surement vrai ou ça l'a été, mais à trop se reposer sur les autres (le gps, le routeur, l'ais, le winch elec,etc...) on finit par oublier de faire. Et le jour où le gadget nous lâche on se retrouve bien embêté et on se rends compte qu'on sais plus trop faire sans...
Plus c'est simple, plus c'est fiable et plus tu fais, donc plus tu progresse, dans tous les domaines.
Et celui qui winch à la main, va chercher son eau douce au jerycan, reste au mouillage et se déplace à la rame, frotte sa coque de temps en temps, le jour où il a un gros pépin, genre une voie d'eau. Eh bien il aura quelque chose en plus que celui qui a son dessal et ses winch electriques: des bras.
C'est important ces trucs là quant on navigue ;)
un bateau solide, un compas, une vhf, un gps, un bon régulateur d'allures, quelques cartes... il n'y a pas besoin de grand chose pour être bien et aller loin sur un bateau.
Ourob : « À chaque ablation mon bateau devient plus simple, plus sein, et plus rassurant ».
Beaucoup de choses vraies et de bon sens dans tes propos, Ourob, à mon humble avis, et au moment où les humains sont en train de se faire bouffer vitesse grand V par les automatismes et la robotique, tu es certainement dans le vrai.
Bravo pour ton discernement et merci pour la leçon.
Un vrai plaisir de lire du bon sens! Vraiment, ça réconforte même. Les hommes ne sont peut être pas tous complètement idiots à la fin!
Attention au moment de refermer, ne pas oublier les « outils » a l’intérieur ( moteur, quille etc…) 😜
une VHF avec ta position , un AIS transpondeur , une balise de détresse , une vhf portable a pile , un GPS , voila qq matoss utiles en cas de naufrage ....
C'est évident que le matériel moderne facilite grandement la vie. Les nuits d'angoisse parce que depuis 3 jours, aucun astre visible, point sextant impossible, et trouver l'ile Coco, le passage entre deux atolls des Tuamotous ou l'entrée du détroit de Torres (feux éclats rouges portée 11'). Le sextant c'est bien, mais avec le GPS, une petite tablette et TZ, Navionics ou Open Cpn, t'es mieux.
Le guindeau électrique avec lequel tu n'hésites pas à mettre tes 70m de chaine dans 6m d'eau pour dormir tranquille, l'enrouleur de foc qui ne t'obliges pas à mettre ton ciré à 3h du mat parce que le vent est passé de 15 à 30 kn pour passer du genois au foc 2, l'AIS avec l'alarme, qui te permets de sommeiller tranquille même en allant aux Scillys, le sondeur fiable qui te permets de rentrer dans la baie inconnue et mouiller tranquille par 6m d'eau, la balise + irridium grâce auxquels tu sais que tu ne passeras que 24h dans ton bib même si tu te chopes un container en Pacifique nord... Je pense que ces équipements sont drôlement bien, même si sans tout ça, on navigue aussi bienheureux.
Je dirais , un voilier que tu peux perdre sans te retrouver dans la mouise..